Proposition de texte mentionnant la perspective des lieux de lien dans la déclaration gouvernementale (FR)
I. Contextualisation
Les 19 lieux de lien répertoriés sur Bruxelles dans le guide des lieux de lien émis en collaboration avec La Ligue de santé mentale bruxelloise, ont tous en commun d’offrir un accueil à bas seuil aux personnes touchées par des troubles psychiatriques et de leur permettre de se réinsérer dans un projet de société inclusif de tous. La liste des lieux de lien est disponible ici.
L’ensemble de ces lieux présentent des historiques très divers, certains présents sur le territoire de Bruxelles depuis plus de 30 ans et d’autres issus du plan de relance post-covid. Pour ces derniers, en fin de législature précédente, le gouvernement a émis un décret santé mentale ambulatoire en Cocof permettant aux lieux de lien concernés de se pérenniser. Pour d’autres lieux de liens toujours en subsides facultatifs et dépendant de la Cocom, un vide législatif a demeuré par rapport auquel la proposition politique des lieux de lien tente de soumettre des mises en perspective.
La proposition de soutenir de tels lieux tient compte de la nécessité de s’inquiéter des facteurs multiples liés à la santé et la santé mentale et répond aux nécessités budgétaires contraignant la région à des économies. En effet, ces lieux de petites taille démédicalisés viennent très efficacement et de façon peu onéreuse prendre une place essentielle en amont des structures de soin, en terme de prévention et en fin de parcours de soin en vue d’une réinsertion des personnes en souffrance.
Les lieux de lien s’inscrivent dans une logique intersectorielle de la santé publique, en promouvant et en s’associant à d’autres secteurs tels que la culture, l’éducation permanente et la cohésion sociale. Ce faisant, ils favorisent des réseaux d’acteurs, professionnels et citoyens, de divers communautés sources d’un véritable métissage social. Cette mouvance replace au cœur de la cité la question de la santé mentale dans une vision décloisonnée et déstigmatisée.
Ces lieux en se connectant et en faisant réseau avec différents acteurs et lieux citoyens, le voisinage et la communauté, favorisent un véritable métissage social et contribue à une santé mentale
A titre indicatif, outre les définitions, objectifs et résultats explicités dans le cadre de la proposition politique, à toute fin utile voici les différents points du discours de politique générale de l’ancienne législature qui nous semblent être probablement des constantes et concernent les lieux de lien au premier plan :
II. Proposition de texte
« Le Gouvernement souligne le rôle essentiel des lieux de lien dans le maillage institutionnel bruxellois de la santé mentale, ainsi que leur contribution importante, tant sur le plan préventif qu’en cours et en fin de parcours de soin en vue d’une réaffiliation sociale des personnes en souffrance. Ces lieux d’action communautaire bas-seuil favorisent l’inclusion et la construction de liens sociaux, permettent d’atténuer le recours aux hospitalisations et de soutenir la continuité de l’aide et des soins. Ce faisant, ils agissent sur les déterminants sociaux et communautaires de la santé mentale ainsi que sur le bien-être de la population bruxelloise. Ils y contribuent notamment par leur travail en réseau et leur logique intersectorielle qui replacent la dimension de la santé mentale au cœur de la société. À cet effet, le Gouvernement se concertera avec les acteurs de terrain et rédigera un décret et ordonnance conjoints visant à assurer la pérennité des lieux de lien, d’un point de vue structurel et financier. »